Coordonnées (centre) : N 44° 33' 18" - E 004° 35' 56" - alt. 206 m - Superficie : 30,5 km2 - Population (2012) : xxx habitants L'origine de la petite commune d'Alba située au sud du Massif du Coiron remonte à l'antiquité mais ce fut surtout à l'époque gallo-romaine que la cité connut son apogée. "Alba Helviorum" était alors la capitale des Helviens. La dénomination actuelle d'"Alba la Romaine" ne fut officialisée par décret que le 30 mai 1986. Démographie Gentilé Albains, Albaines Population municipale 1 395 hab. (2012) Densité 46 hab./km2 Géographie Coordonnées 44° 33' 20? Nord 4° 35' 56? Est Altitude Min. 135 m – Max. 554 m Superficie : 30,5 km2 - Population (2012) : 1395 habitants Alba-la-Romaine est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes. Son origine remonte à l'Antiquité, dont elle a gardé des vestiges que l'on peut découvrir aujourd'hui sur le site archéologique du village. Traversée par le ruisseau éphémère de l'Escoutay, la petite commune comprend de nombreux vestiges de cette époque gallo-romaine, notamment au nord est du village actuel, un théâtre antique très bien conservé ainsi que les vestiges de l'antique cité. Un musée archéologique ouvert en 2013 ainsi que des aménagements permettent de découvrir le site. Le village lui-même abrite un remarquable château dont l'origine de la construction date du XIIème siècle. On y trouve également une remarquable architecture avec des murs souvent composés d'un mélanges de pierres de calcaires claires et de pierres de basaltes sombres. Les habitants sont appelés les Albains1. Histoire[modifier le code] Article détaillé : Site archéologique d'Alba-la-Romaine. La cité d'Alba-la-Romaine fut fondée sous l'Empire romain. Elle portait alors le nom de « Alba Helviorum ». Elle fut la capitale des Helviens et fut siège épiscopal dans le courant du IVe siècle. Le nom d'Alba n'a pourtant pas l'origine latine (albus signifiant blanc) qu'on pourrait croire2 ; son origine est antérieure, pré-celtique3 ou celtique4. Le nom des évêques d'Alba nous est connu grâce à un document rédigé en 950 par l'évêque de Viviers Thomas II : la "Charta Vetus": il s'agit de Januarius, Septimius, Maspicianus, Melanus et Auxonius. L'existence d'un évêque Avolus relève des traditions populaires (Yves Esquieu). On attribua par erreur aux Vandales et à leur chef Chrocus la destruction d'Alba Helvorium au Ve siècle. L'évêque Avolus est mis à mort, son successeur l'évêque Auxionus s'établit au bourg fortifié de Viviers qui donnera au diocèse son nom de Vivarais. Yves Esquieu5 donne une date de transfert autour de 475, ce transfert aurait donc été plutôt le fait de Promotus, un successeur de l'évêque Auxonius. Du Moyen Âge jusqu'en 1904, elle porta le nom d'Aps (famille de propriétaires locaux). La dénomination actuelle a été officialisée par décret du 30 mai 1986 (publié au Journal officiel le 5 juin 1986), et a pris effet le 6 juin 1986. La dénomination précédente était Alba. Contre le mur du cimetière juif dans le quartier nord de Bonn (Allemagne) se trouve un relief de la pierre tombale du premier habitant de Bonn nommément connu, un légionnaire romain venu en 35 après J.-C. de Alba Helviorium (aujourd’hui Alba-la-Romaine). L’inscription tombale, traduite du latin, signifie : « Ici repose Publius Clodius, fils de Plubius, de la région de Voltinia, né à Alba, soldat de la 1re légion, 48 ans, décédé après 25 ans de service. » 6. le Site archéologique d'Alba-la-Romaine: Article détaillé : Site archéologique d'Alba-la-Romaine. L'antique cité, capitale du peuple des Helviens s'étendait sur 30 hectares. Elle comprend un centre monumental, parure monumentale obligatoire de toute capitale gallo-romaine dans le système administratif et politique de l'Empire romain. Ce centre monumental est composé d'un forum, encore enfoui sous les vignes, d'une basilique, de deux temples, d'une curie, un petit sénat local, et de deux bâtiments énigmatiques de par leur architecture qui ne laisse aucun indice tangible quant à leur fonction. Une hypothèse existe néanmoins: il pourrait s'agit de bâtiments dédiés aux corporations, que l'on sait riches et puissantes à Alba. Un marché couvert (macellum) termine la parure de ce centre monumental. Un peu plus loin dans les vignes, le sanctuaire de Bagnols abrite trois temples : un fanum, temple gallo-romain, un temple sur podium et le temple dédié au culte de l'empereur romain. Une magnifique statue d'un empereur y a été retrouvée. Enfin, le théâtre. Il s'agit du bâtiment public le mieux conservé sur le site. Lieu de divertissement et de sociabilité par excellence, il a permis également la cohésion de la cité dans le cadre de l'empire. Les gradins (la cavea) permettaient un tri social de la population qui venait dans son intégralité assister aux spectacles présentés. Le mur de scène, autrefois magnifique, surplombe une scène aujourd'hui disparue et qui a la particularité d'avoir été construite sur un ruisseau canalisé, le ruisseau du Massacre. Derrière le mur de scène, se devine une cour rectangulaire, qui donnait lieu à des cérémonies religieuses. Le Château d'Alba (XIIe?-?XVIe siècle) avait une fonction militaire, résidentielle de prestige. Il est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques12 et est ouvert au public (expositions, animations).