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et la lumière jaillit sur la Beaume
A la surprise de tous, même des plus observateurs, les cieux se sont mis à gronder en cette mi-juin, arrosant abondamment les pentes cévenoles jusqu’à remplir les rivières ardéchoises, d’abord celles de l’ouest, le Chassezac en tête qui s’éleva hier de 2,60 m en 35 minutes, puis toutes les autres dont la Beaume. Dans les vallées profondes entre le Tanargue et la Tour de Brison, un ciel sombre et obscur menaçait toutes les pentes, les eaux grondaient et la météo n’annonçait aucune amélioration rapide. Appelés par les eaux vives, une petite équipe s’en allait malgré tout vers les contreforts enfouis sous une épaisse grisaille. Bien leur en prit puisqu’au moment de se mettre à l’eau sous le pont du Gua, le ciel s’éclaira et la lumière jaillit sur la Beaume comme un heureux présage. Sur des eaux généreuses (80 m3/s.), la descente pour les 5 comparses fut un pur moment plus bonheur, d’autant plus savoureux après une période si trouble de confinement. A vive allure, entre passage manœuvriers jusqu’aux Deux-Aygues et trains de
belles vagues ensuite, la descente fut rapide sur des eaux redevenues claires, un
authentique plaisir ardéchois ! une vraie surprise en juin et un vrai cadeau cévenol à quelques jours de l’été. |