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Pendant trois siècles, ces lieux furent appelés « Les caves du Roi », sans qu'aucun texte officiel ne confirme cette
dénomination indiquée en 1742, par un cartographe sur un plan de Sèvres. |
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Sèvres retint l'attention d'un marchand de vins fournisseur du roi en raison de sa situation entre les deux
capitales, de son port sur lequel il était possible de décharger le vin en provenance de Champagne et de Bourgogne,
et de ses carrières profondes en lesquelles il se reposerait avant d'être entreposé à Versailles. Il décida de s'y
installer. |
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En 1852, un brasseur de Metz qui pensait trouver en région parisienne des débouchés pour sa production décida de
s'installer en cet emplacement et d'y créer une brasserie. On bâtit celle-ci au fond de la cour. L'entrée des caves
devint celle de la brasserie et dans les galeries où l'on avait vu le vin se bonifier, on fit fermenter et reposer de
la bière. Fortune faite il se retire en Lorraine. |
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Conséquence de la guerre de 1870 et des difficultés rencontrées par les brasseurs alsaciens pour exporter leurs
productions en France, ils cherchent à s'y implanter. Une brasserie de Schiltigheim acquiert à Bar-le-Duc un
établissement qui jusqu'alors avait rencontré des difficultés. Adolphe Kreiss le directeur, donne un nouvel élan à
l'entreprise qu'il baptise Brasserie de La Meuse, et décide de lui donner de nouveaux débouchés en s'installant dans
une région où la consommation doit être importante. Il acquiert la brasserie de Sèvres, la transforme et en fait en
quelques années, un important établissement brassicole : 300 personnes travaillent à Sèvres. La bière est expédiée
par eau et par fer à travers la France. |
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Cette longue histoire a été enfin retracée dans un livre fort bien illustré intitulé « Les Caves du Roi à Sèvres », |