une réaction différenciée
selon les différents bassins
Annoncé depuis plusieurs jours, l'épisode affecta d'abord l'ouest de la
région par le Chassezac puis par la Beaume en se déplaçant vers le
nord-est.. Les pluies intenses affectèrent surtout les plateaux et les
contreforts cévenols, les plaines du sud Ardèche restant relativement
préservées avec des cumuls faibles. A titre d'exemple, l'Ibie, en basse
Ardèche, ne reçut aucune précipitation susceptible de mettre le bassin
en eau et le lit resta complètement sec. Cette situation climatique
entraîna un décalage très significatif entre les différents bassins. Si
le Chassezac et la Beaume connurent une mise en charge très rapide et
violente dans l'après-midi avec des pics à 18 h 55 pour le premier (6,82
m - 1 238,5 m3) et à 18 h15 (4,62 m - 1 031 m3) pour le second, ce ne
fut que 4 heures plus tard, à 22 h 35 que l'Ardèche connut son pic de
crue. Ainsi, au Pont de la Bigournette, à 19 h, le niveau de l'Ardèche
se trouvait encore à l'étiage tandis qu'à moins d'un kilomètre de là, la
Beaume affichait déjà un débit de plus de 1000 m3. Cette situation qui
démontre que les différents cours d'eau alimentant le bassin de
l'Ardèche peuvent se mettre en charge de manière complètement
différenciée renforce l'intérêt d'une échelle limnimétrique implantée en
aval du seuil de Ruoms. Celle-ci permettrait de prévenir ces phénomènes
de manière bien plus précise. |
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